La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer (AD), aussi connue comme” Alzheimer” tout court, représente entre 60% et 70% des cas de démence.
Il s’agit d’une maladie neurodégénérative chronique qui commence habituellement lentement et s’aggrave avec le temps.
Le symptôme précoce le plus commun est la difficulté à se souvenir des événements récents (perte de mémoire à court terme).
Quand la maladie progresse, les symptômes peuvent inclure: des problèmes avec la langue,de la désorientation spatiale ( au point de facilement se perdre en route), des sautes d’humeur, une perte de motivation, plus d’autogestion des soins, et des problèmes de comportement.
Comme les patients refusent souvent de reconnaître leur maladie, ils se retirent souvent de la famille et de la société.
Peu à peu, les fonctions corporelles sont perdues, conduisant finalement à la mort.
Bien que la vitesse de progression puisse varier, l’espérance de vie moyenne après le diagnostic est de trois à neuf ans.
Aucun traitement ne peut arrêter ou inverser la progression de la maladie, même si certains peuvent améliorer temporairement les symptômes.
Les personnes touchées sont de plus en plus dépendantes des autres , mais l’aide est souvent une lourde tâche pour la famille ou l’aidant; les pressions peuvent inclure des éléments sociaux, psychologiques, physiques et économiques.
Les résultats d’une étude préclinique publiée dans le Journal de la maladie d’ Alzheimer , suggèrent très faibles doses de THC , une substance chimique contenue dans le cannabis, susceptible de ralentir la production d’une protéine (la thebeta – amyloïde) qui est responsable de la création de “plaques” dans le cerveau (empêchant ainsi la transmission de toutes les informations perçues par celui-ci) ; cette accumulation de plaques est une caractéristique connue de la maladie d’ Alzheimer.
Des études similaires ont également souligné l’efficacité du CBD dans la lutte contre la formation de plaques nocives du cerveau .
Les chercheurs ont trouvé dans une étude de 2006 menée par l’Institut Scripps que le THC bloque l’agrégation complète des plaques, mieux encore que les inhibiteurs les plus connus dans le traitement de la maladie d’Alzheimer.

Sclérose Latérale Amyotrophique – SLA

La Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), connue aussi sous les noms de maladie de Lou Gehrig ou plus rarement maladie de Charcot, est un désordre neuro dégénératif mortel caractérisé par la perte sélective de neurones moteurs dans la moelle épinière, le tronc cérébral et le cortex moteur.
On estime qu’environ 30’000 Américains vivent avec la SLA, qui surgit souvent spontanément et affecte des adultes par ailleurs en bonne santé.
Plus de la moitié des patients avec la SLA décèdent dans les 2.5 années qui suivent l’apparition des symptômes.
Actuellement, il y a une absence d’essais cliniques examinant l’usage des cannabinoïdes comme thérapie pouvant changer le cours de la maladie.
Toutefois, des modèles précliniques indiquent que les cannabinoïdes peuvent ralentir la progression de la SLA, appuyant des rapports anecdotiques de patients disant que les cannabinoïdes pourraient être efficaces pour ralentir le développement de la maladie et soulager certains symptômes liés à la SLA tels que les douleurs, la perte d’appétit, la spasticité, la dépression et la salivation excessive.

Épilepsie

L’épilepsie est un trouble du système nerveux central caractérisé par des contractions incontrôlables des membres et/ou des crises convulsives.
Un Américain sur 26 va développer de l’épilepsie au cours de sa vie. Les traitements conventionnels destinés à atténuer les symptômes de ce trouble incluent des médications ou parfois la chirurgie.
Néanmoins, même sous traitements conventionnels, on estime que 30 pour cent des personnes qui souffrent d’épilepsie
continueront à avoir des crises.
Les patients épileptiques rapportent fréquemment un soulagement subjectif provenant de l’apport de cannabis.
Ces dernières années, une attention accrue a été portée sur l’usage de thérapies au cannabis par des adolescent.e.s souffrant de formes sévères d’épilepsie.
Les parents d’enfants épileptiques plaident depuis longtemps en faveur de l’efficacité thérapeutique du cannabis, en particulier l’usage de produits riches en CBD, dans les médias et des études scientifiques.
Un nombre croissant d’études sont maintenant disponibles dans la littérature scientifique attestant l’activité anti-crise épileptique du CBD chez des patients adolescents.
Par exemple, l’examen des dossiers d’enfants et d’adolescents à qui l’on a donné oralement des extraits de cannabis dans un centre contre l’épilepsie au Colorado a révélé une diminution de la fréquence des crises pour 57% des sujets.
Les bénéfices additionnels qui ont été rapportés incluent: amélioration du comportement/de l’éveil (33%), amélioration du langage (10%) et amélioration des capacité motrices (10%), et des compétences motrices améliorées (10%).
En 2016, des chercheurs israéliens ont évalué rétrospectivement les effets de l’huile de CBD sur un groupe multicentrique de patients ayant une épilepsie intractable.
Les participants à l’essai étaient résistants au traitement conventionnel de l’épilepsie et ont été traités avec des extraits de
CBD durant une période d’au moins trois mois.
Les extraits de cette études étaient fournis par deux cultivateurs-sous-licence israéliens et ont été standardisés pour avoir un ratio de CBD par rapport au THC de 20 à 1.
Les chercheurs ont constaté: “Le traitement au CBD a produit un effet positif significatif sur le fardeau des crises.
La plupart des enfants (89%) ont vu une diminution de la fréquence des crises…
De plus, nous avons observé une amélioration dans le comportement, la vivacité, le langage, la communication, les compétences motrices et le sommeil.”
Ils ont conclu, “Les résultats de cette étude multicentrique sur le traitement au CBD pour l’épilepsie intractable chez les enfants et adolescents sont hautement prometteurs.
De nouveaux essais cliniques bien conçus utilisant du cannabis médical enrichi au CBD sont justifiés.”

Hypertension

On estime que la pression sanguine élevée, ou l’hypertension, affecte un français sur 5.
Cet état affecte le coeur ainsi que les vaisseaux sanguins et augmente fortement le risque d’AVC et de maladies cardiaques.
Des recherches émergentes indiquent que le système cannabinoïde endogène joue un rôle dans la régulation de la pression sanguine, même si son mécanisme d’action n’est pas bien compris.
Des études sur l’animal démontrent que l’anandamide et les autres endocannabinoïdes suppriment considérablement la contractilité cardiaque due à l’hypertension et qu’ils peuvent normaliser la pression sanguine, amenant certains experts à supposer que la manipulation du système endocannabinoïde « pourrait offrir de nouvelles approches thérapeutiques dans une variété de troubles cardiovasculaires. »
L’administration de cannabinoïdes naturels a produit des effets cardiovasculaires conflictuels entre humains et animaux de laboratoire. La réponse vasculaire des humains à qui on a administré du cannabis dans dans un cadre expérimental est typiquement caractérisée par une légère augmentation du rythme cardiaque et de la pression sanguine. Toutefois, une tolérance complète à ces effets se développe rapidement et les risques potentiels pour la santé semblent minimes.

Fibromyalgie

La fibromyalgie (FM) est un syndrome de douleur chronique d’étiologie inconnue. La maladie est caractérisée par des douleurs musculo-squelettiques généralisées, de la fatigue et de multiples points sensibles dans le cou, la colonne vertébrale, les épaules et les hanches.
On estime qu’entre 3 et 6 millions d’Américains sont affectés par la fibromyalgie, qui est souvent mal maîtrisée par les médicaments de référence contre la douleur.
Les patients souffrant de fibromyalgie déclarent souvent utiliser du cannabis en auto-médication pour traiter les symptômes de la maladie, et les médecins – dans les situations où c’est légal pour eux de le faire – recommandent souvent l’usage de cannabis pour traiter les troubles musculo-squelettiques.
Toutefois, à ce jour il n’y a que peu d’essais cliniques évaluant l’usage de cannabinoïdes pour traiter la maladie.

Gliomes / cancers

Les gliomes (tumeurs du cerveau) sont des formes de cancer malin particulièrement agressifs, aboutissant souvent au décès des patients affectés dans les une à deux années suivant le diagnostic.
Il n’y a pas de remèdes contre les gliomes et la plupart des traitements disponibles ne procurent qu’un soulagement minime des symptômes.
Un examen le la littérature scientifique moderne révèle de nombreuses études précliniques et une étude pilote clinique qui démontre la capacité des cannabinoïdes à agir en agents antinéoplasiques, particulièrement sur les lignées cellulaires gliales.
Écrivant dans le numéro de septembre 1998 du journal FEBS Letters , des chercheurs de L’Université Complutense de Madrid, département de Biologie, sont les premiers à rapporter que le delta-9-THC induisait l’apoptose (mort programmée des cellules) dans des cultures de cellules de gliome.
Les chercheurs, effectuant un suivi de leurs observations datant de l’année 2000, ont rapporté que l’administration des deux composants, le THC et l’agoniste cannabinoïde synthétique WIN 55,212-2, « ont induit une régression considérable des gliomes malins » dans des modèles animaux.
Les chercheurs confirmèrent une nouvelle fois en 2003 la capacité des cannabinoïdes à inhiber la croissance des gliomes chez les animaux.

Maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est une maladie évolutive du système nerveux central qui provoque tremblements, ralentissement des mouvements et rigidité musculaire.
Il n’existe aucun remède contre la maladie de Parkinson, mais certaines médications conventionnelles sont utilisées pour
traiter les symptômes de cette maladie.
Des données d’études rapportent que des patients atteints de Parkinson déclarent que le cannabis est hautement efficace pour atténuer les symptômes de la maladie, particulièrement dans le traitement des symptômes non moteurs.
Les données observationnelles confirment ces affirmations. Des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv, Département de neurologie, ont évalué les symptômes de la maladie de Parkinson chez 22 patients, avant et 30 minutes après avoir
inhalé du cannabis.
Dans l’un des essais, les chercheurs ont rapporté que l’inhalation de cannabis était associée avec « des améliorations significatives, après le traitement, dans les tremblements, la rigidité et la bradykinésie (ralentissement des mouvements). Aucun effet indésirable significatif de la substance ne furent observés ». Dans un autre essai, les chercheurs ont constaté que l’inhalation de cannabis – autant à court qu’à long-terme – était associée avec un soulagement de la douleur amélioré. « Cette étude ouvre la voie à d’autres stratégies de traitement de la maladie de Parkinson, spécialement chez les patients résistants aux médications usuelles. »

Séparément, dans un essai d’observation rétrospectif, les chercheurs ont évalué l’utilisation quotidienne de cannabis chez 47 patients atteints de Parkinson sur une période de plusieurs mois (allant de trois mois à 84 mois).
La plupart (82%) des patients ont rapporté que le cannabis médical « améliorait leurs symptômes globaux ». Plus précisément, l’administration de cannabis était associée à une réduction des douleurs, de la raideur et des tremblements ainsi qu’à une amélioration de l’humeur et de la qualité du sommeil.
Les participants étaient également moins susceptibles de déclarer avoir souffert de chutes après avoir commencé à consommer du cannabis.
Les auteurs concluent: « Les résultats de notre étude démontrent que la plupart des ,utilisateurs avaient trouvé que le cannabis médical améliorait leur condition, et que ce traitement était sûr, sans effets secondaires majeurs. »

Glaucome

Le glaucome est un groupe de troubles oculaires entraînant chez de nombreux patients des dommages du nerf optique ou une perte du champ de vision.
Il est causé par une accumulation du liquide de l’oeil (humeur aqueuse, située devant le cristallin), provoquant une pression mesurable cliniquement (la pression intra-oculaire , associée à une neuropathie).
Cependant chez un grand nombre de patients atteints de glaucome, la pression intraoculaire (PIO) est normale, à savoir inférieure à 20 mm Hg.
Ces patients présentent les mêmes signes de dommages glaucomateux que ceux qui ont une PIO élevée; leur cas précis est donc appelé glaucome à pression normale.
Les troubles peuvent être divisés en deux catégories principales : glaucome “à angle ouvert” et “à angle fermé”.
L’angle se réfère à la zone comprise entre l’iris et la cornée, à travers laquelle le fluide doit circuler et s’échapper par l’intermédiaire du réseau trabéculaire ( une zone de tissu située
autour de la base de la cornée).
Le glaucome à angle fermé peut apparaître soudainement et est souvent douloureux; la perte de vision peut survenir rapidement, mais l’inconfort amène souvent les patients à consulter un médecin avant que des dommages permanents ne se produisent.
Le glaucome chronique (à angle ouvert) a tendance à progresser à un rythme plus lent, et les patients peuvent ne pas perdre la vision jusqu’à ce que la maladie ait progressé de manière significative.
Le principal avantage du cannabis utiliser à des fins médicinales pour les patients atteints de glaucome est son effet sur la pression intraoculaire (PIO ) .
Dans une étude, plus de 80 % des patients qui fumaient de cannabis à l’aide d’un tuyau d’eau glacée ont connu une
réduction de la PIO de 16-45 % .
Une autre étude a utilisé les cannabinoïdes contenus dans le cannabis médical dit CBD , et a constaté une baisse significative de la PIO chez les patients qui ont pris du THC et du cannabidiol .
Un troisième essai clinique a également montré que le cannabis médicale réduit la pression intraoculaire , ainsi que la pression artérielle générale.

La sclérose en plaques – SEP

La sclérose en plaques (SEP), appelée aussi encéphalomyélite disséminée, est une maladie inflammatoire dans laquelle la gaine d’isolation des cellules nerveuses du cerveau et de la moelle épinière est endommagée.
Ces dommages perturbent la capacité des neurones (parties du système nerveux) de communiquer les influx reçus par le cerveau.
Cela implique une large gamme de signes et de symptômes, y compris les problèmes physiques, mentaux,
et parfois psychiatriques.
La MS revêt plusieurs formes, avec de nouveaux symptômes apparaissant lors d’attaques isolées (formes récurrentes) ou construits au fil du temps ( formes progressives).
Entre les crises, les symptômes peuvent disparaître complètement. Cependant, des problèmes neurologiques irréversibles s’installent souvent, d’autant plus que la maladie progresse.
Les rapports cliniques et anecdotiques de la capacité des cannabinoïdes à réduire les symptômes liés à la SEP – tels que la douleur, la spasticité, la dépression, la fatigue, et l’incontinence – sont abondantes dans la littérature scientifique.
Plus précisément, en 2008, des chercheurs de l’Université de San Diego en Californie , ont rapporté que l’inhalation de cannabis réduit de manière significative l’intensité de la douleur et la spasticité chez les patients atteints de SEP ; ces résultats sont objectivement mesurés par des essais cliniques effectués avec le cannabis et contrôlés par placebo.
Ils ont pu en conclure que “le cannabis fumé avait des effets supérieurs au placebo dans la réduction de la spasticité et de la douleur chez les patients atteints de sclérose en plaques et a fourni un certain avantage au-delà de traitement actuellement prescrit.”

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